La Fondation Farid Belkahia | Fondation Farid Belkahia
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News

introduction

Créée en mars 2015, la Fondation Farid Belkahia est consacrée au rayonnement de l’œuvre de l’artiste Farid Belkahia .
C’est ainsi qu’elle inaugure aujourd’hui le musée Mathaf Farid Belkahia, aménagé au sein même de l’atelier où l’artiste a travaillé pendant près de 30 ans. Elle souhaite y faire revivre la mémoire de ce fondateur de la modernité artistique au Maroc et la faire partager au public, à travers des expositions et l’encouragement à la recherche par l’octroi de bourses et de prix.

L’exposition inaugurale du musée Mathaf Farid Belkahia présente une sélection d’œuvres relatant le parcours et les différentes expériences artistiques du plasticien.
Elle débute par la présentation de sa période de jeunesse. Natif de Marrakech, Farid Belkahia reçoit très tôt une initiation à l’art grâce à son père qui fréquente les milieux artistiques cosmopolites. Il commence à peindre et à exposer dès l’âge de 15 ans des gouaches sur papier témoignant très tôt d’une dimension expressionniste qui ne quittera plus son œuvre.

En 1955, Farid Belkahia effectue deux voyages d’étude essentiels, le premier à Paris (France), où il suit une formation à l’Ecole des beaux-arts (1955-1959) et le second à Prague (Tchécoslovaquie), à l’Académie de théâtre, où il assiste aux cours de scénographie, (1959-1962). Ses œuvres trouveront alors leur inspiration et leur style d’exécution dans le contexte de l’Europe d’après-guerre. Hantées par la présence humaine et traversées par les souffrances du moment, elles sont tout à la fois allusivement figuratives, de plus en expressionnistes.

De retour au Maroc post-indépendant en 1962, Farid Belkahia entame une expérience artistique et un travail de réflexion fondamentaux sur les nouvelles voies d’accès à la modernité. C’est dans le cadre de l’Ecole des beaux-arts de Casablanca, dont il assure la direction de 1962 à 1974, qu’il contribue avec ses collègues à créer une dynamique artistique avant-gardiste. Il s’agit ici de repenser la création dans une relation dialectique entre le spécifiquement local et l’international.

C’est en 1965 que l’artiste décide d’abandonner la pratique de la peinture de chevalet pour élaborer une œuvre originale, articulée autour d’une interrogation sur son identité et son rapport à « l’autre ». Il va ainsi revisiter la mémoire visuelle marocaine et explorer les potentialités de ses savoir-faire.