La Fondation Farid Belkahia | FFB
49
archive,category,category-ffb,category-49,ajax_fade,page_not_loaded,,select-theme-ver-3.7,menu-animation-underline,wpb-js-composer js-comp-ver-5.0.1,vc_responsive

BIBLIOTHEQUE FARID BELKAHIA

La Fondation Farid Belkahia a le plaisir de vous annoncer l’ouverture de la bibliothèque personnelle de l’artiste Farid Belkahia, composée de nombreux ouvrages qui témoignent de ses divers centres d’intérêt. La bibliothèque est désormais accessible aux chercheurs spécialisés dans le domaine de l’art.

AFTERMOVIE CARTE BLANCHE À MOHAMED EL BAZ

CARTE BLANCHE À MOHAMED EL BAZ

La Fondation Farid Belkahia laisse carte blanche à l’artiste Mohamed El Baz
Du 20 octobre au 17 novembre 2018.

Dans le cadre de sa programmation annuelle, la Fondation Farid Belkahia s’ouvre à l’art contemporain en invitant un artiste confirmé à dialoguer avec les œuvres du plasticien décédé.
Pour sa première édition, La Fondation Farid Belkahia laisse carte blanche à l’artiste Mohamed El Baz, qui investit aussi bien le musée Mathaf Farid Belkahia que le jardin et la salle de conférences en y installant ses œuvres polymorphes conçues spécialement pour cet événement.
El Baz met en place dans ces trois espaces des installations qui tissent une subtile complicité avec l’œuvre de Farid Belkahia.
Dans le jardin de la fondation, El Baz installe L’Arbre techno, une sculpture métallique monumentale sur une colline artificielle qui résonne avec la nature environnante et les arbres si chers à Farid Belkahia et souvent inspirateurs de son oeuvre.
La salle de conférences « Diwan Al Majalis » est quant à elle transformée en « une classe morte », une installation immersive, visuelle et sonore que des voix d’enfants enregistrées dans la classe de l’artiste Mbarek Bouhchichi dans le collège où il enseigne à Tahanaout parviennent à animer. Un clin d’œil au souci de la transmission du savoir et du savoir-faire qui ont occupé et préoccupé l’esprit du défunt artiste durant son existence.
Enfin, à l’entrée du musée trône le portrait de Farid Belkahia en feu conforme aux séries d’images en flammes que réalise Mohamed El Baz. Sur le sol du musée est étalée une grande carte du Maroc en puzzle. Cette dernière en relief est plantée de couteaux à certains endroits. Une évocation d’une passion qu’a Belkahia pour sa culture et un regard lucide qu’il porte sur son pays.
Dans cette confrontation artistique, Mohamed El Baz a réussi à dialoguer finement avec l’œuvre de Farid Belkahia tout en continuant à développer son œuvre, sans cesse réinventée par l’apport de nouveaux défis.

Mohamed El Baz est l’un des rares artistes de sa génération ayant une solide culture visuelle et une maturité artistique reflétant son cheminement intellectuel, ancré dans le monde qui l’entoure. Issu de la diaspora franco-marocaine et vivant entre Casablanca et Lille, Mohamed El Baz, par sa présence sur l’interface des cultures, a contribué à l’évolution des pratiques artistiques dans la génération émergente d’artistes marocains.

Mohamed El Baz est diplômé de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris- Cergy et de l’Institut des hautes études en arts plastiques. Depuis 1993, son travail se développe sous le titre générique « Bricoler l’incurable ». Chaque projet est un fragment d’un ensemble en devenir. Mohamed El Baz utilise photos, vidéos, objets pour ses installations qu’il organise selon le moment, l’espace, le contexte. De détail en détail, les projets s’élaborent au fur et à mesure, comme en attente de rassemblement. L’artiste a conscience que l’on ne peut avoir une appréhension globale et unitaire des choses. Pour lui, les diverses déclinaisons de l’œuvre « Bricoler l’incurable » sont une sorte d’identité en construction par un perpétuel travail sur soi-même et en rapport au monde.

Farid Belkahia : l’intuition créatrice

« Farid Belkahia : L’intuition créatrice » par Rajae Benchemsi. Editions Marsam, Rabat, 2012. 47 pages + 31 illustrations.
De la genèse de l’art a la genese de l’œuvre de Farid Belkahia, Rajae Benchemsi , à travers une réflexion philosophique retrace les diverses expériences de l’artiste .
De sa période expressionniste a son travail sur le cuivre et la peau, elle interroge les enjeux de cette œuvre dont l’axe est la mémoire dans son rapport à la tradition et à la modernité .

Farid Belkahia ou l’art en liberté

« Farid Belkahia ou l’art en liberté ». Fondation Farid Belkahia et Editions Skira, Paris, 2018. Edition bilingue français-anglais, 208 pages.
Farid Belkahia (1934-2014), considéré comme l’un des fondateurs de l’art contemporain au Maroc, a mené dès les années soixante une recherche artistique aux expressions multiples et un travail de réflexion fondamental sur les nouvelles voies d’accès à la modernité. Il a creusé durant plus de soixante ans un sillon artistique ponctué de ruptures, de défis et de renouvellements audacieux. Préconisant une liberté de créer en perpétuelle reconquête, il élabore une œuvre en résonance avec son environnement naturel et culturel. Ce livre collectif est réalisé à l’initiative de la Fondation Farid Belkahia créée par Rajae Benchemsi, l’épouse de l’artiste, pour perpétuer son œuvre et sa mémoire. Il réunit les contributions des participants au colloque international qui s’est tenu à Marrakech au Maroc, à l’occasion de l’inauguration de cette fondation et de son musée en 2016. Prétexte à une confrontation de regards autour de Farid Belkahia et de son œuvre, cet ouvrage prouve que cet artiste a désormais droit de cité dans le nouveau récit de la modernité qui reste à écrire.

Farid Belkahia : L’Entre-Monde ou la symbolique de l’arbre

« Farid Belkahia : L’Entre-Monde ou la symbolique de l’arbre ». Fondation Farid Belkahia, Casablanca, 2017. Edition bilingue français-anglais, 200 pages.
Ecologiste avant la lettre, Farid Belkahia, dès le milieu des années soixante, rompt avec la peinture à l’huile et ne travaille plus qu’avec des pigments naturels sur des matériaux fortement utilisés dans les arts traditionnels, le cuivre et la peau. En outre il n’abandonnera jamais le papier, constant tout au long de sa vie, et qui sera un support privilégié pour interroger l’arbre, tant dans sa dimension réelle que symbolique. La thématique de l’arbre apparaît chez Farid Belkahia dès la période expressionniste, s’étalant de 1953 à 1963. En 1961, à la suite d’un égarement dans une forêt des Tatras, il peint une série de forêts. Il ne cessera, depuis, de réaliser des œuvres sur l’arbre dans les divers matériaux qu’il explorera ; le cuivre et la peau mais aussi l’acier Corten et le plâtre. La présente monographie montre l’intérêt que l’artiste portait à l’arbre et permet une ample compréhension sur sa dimension symbolique et spirituelle.

Farid Belkahia

« Farid Belkahia » par Rajae Benchemsi. Editions Skira, Paris, 2013. Edition bilingue français-anglais, 208 pages.
Figure emblématique de l’art contemporain au Maroc, Farid Belkahia a mené dès les années soixante une expérience artistique fondamentale et un travail de réflexion approfondi sur les nouvelles voies d’accès à la modernité. Il décide d’abandonner la pratique de la peinture de chevalet en 1965 et élabore une œuvre originale qui s’articule autour d’une interrogation sur son identité et son rapport à “l’autre”. Il revisite la mémoire du patrimoine marocain et de ses traditions artisanales et explore les potentialités de ses savoir-faire. Il commence par l’expérimentation de nouveaux supports comme le cuivre, qu’il martèle, brûle, oxyde, découpe et froisse jusqu’à en faire jaillir d’emblématiques empreintes, des compositions en bas-reliefs ondulés, souples et rythmés. Farid Belkahia opte ensuite en 1974 pour le travail sur la peau d’agneau qu’il tanne. Assouplit. Affine tel un parchemin qu’il étire sur des fonds de bois aux découpes totémiques. Elle devient le réceptacle où vient s’inscrire un langage plastique, sexuel, métaphysique et rituel du corps, oublié ou censuré, et que Belkahia replace dans une problématique contemporaine. L’auteur Rajae Benchemsi se livre dans cette monographie à une analyse subtile du cheminement de l’artiste et des mobiles et destinées de ses créations. Elle y révèle son univers aussi bien contextuel qu’intime et met en relief les contours d’une œuvre personnelle qui s’est toujours tenue éloignée des systèmes unificateurs. Cette œuvre singulière, qui affirme la puissance du mythe et de l’imaginaire, nous rappelle que la modernité est multiple et que la création est avant tout un langage individuel et un acte de liberté.

Farid Belkahia

« Farid Belkahia » par Rajae Benchemsi, préface de Jean-Hubert Martin. Editions Venise Cadre, Casablanca, 2010. Edition bilingue français-anglais, 200 pages.
Le livre regroupe l’œuvre de l’artiste, son parcours artistique et un clin d’œil à sa biographie. Préfacé par Jean Hubert Martin, conservateur général du patrimoine de France, l’ouvrage est un véritable hymne à la peinture marocaine. Les textes de Rajaâ Benchemsi permettent aux professionnels, mais aussi aux néophytes de découvrir une œuvre exceptionnelle. Son originalité réside dans une approche qui puise dans ce qui est authentique et naturel, une manière d’appuyer sa différence. Henné, cuir, référents du terroir, donnent à l’œuvre un cachet particulier « A la toile il substitue la peau d’agneau, s’inspirant de l’artisanat marocain, Il trouve ses références dans la céramique et le zellige. Les matériaux portent en eux leur mémoire et réveillent des émotions épidermiques pour qui sait pénétrer dans une culture fut-elle étrangère », écrit jean Hubert Martin, conservateur général du patrimoine de France, dans la préface du livre. En effet, « l’œuvre de Farid Belakahia est un des rares exemples de réussite où la fécondation de la culture traditionnelle a fait germer l’invention de nouvelles images enracinées dans notre réalité globalisante » Outre une technicité et des référents particuliers, Farid Belkahia a su incontestablement élever son art grâce à une longue expérience, entamée depuis son jeune âge. C’est dans l’atelier de Olek Teslar, un ami de son père que Farid Belkahia fera son apprentissage de la peinture. Dès l’âge de 15 ans, l’artiste produit ses premières toiles, qui vont constituer la trame de sa période expressionniste. De Paris à Prague, l’artiste a développé une approche picturale qui se veut en rupture avec les tendances de l’époque. Au fil du temps, son œuvre sera ponctuée par une série de questionnement s’articulant tous, d’une manière ou d’une autre, autour de la mémoire. Les travaux de Belkahia mettent en relief « un langage de l’évidence qui vient à la rencontre d’une mémoire lointaine et qu’il reconnaît. C’est là, dans ce sillage que le travail de Belkahia est à déchiffrer dans une acceptation métaphysique ». Ses œuvres convoquent des écritures anciennes qui se dévoilent comme des miroirs de la mémoire. Enfin Farid Belkahia est non seulement un artiste peintre, mais un chercheur qui sillonne le monde tentant d’apporter des réponses à un certain nombre de questionnements, à travers la découverte de diverses civilisations, cultures et ethnies.

PREMIER PRIX FARID BELKAHIA POUR L’AIDE À LA JEUNE PEINTURE MAROCAINE

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Dans le cadre de son programme socio-éducatif, en collaboration avec son partenaire officiel, « le groupe OCP », la Fondation Farid Belkahia décernera le 15 septembre 2018 le « Prix Farid Belkahia » pour encourager la jeune peinture marocaine et susciter l’intérêt des jeunes pour la peinture et l’art contemporain.
Pour cette première édition, les membres du comité scientifique de la FFB, Jean Hubert Martin, Brahim Alaoui et Rajae Benchemsi, après examen de plusieurs dossiers émanant des lauréats des écoles des beaux-arts de Casablanca et de Tétouan ont décidé, d’un commun accord, d’attribuer ce premier « Prix Farid Belkahia » à la jeune lauréate de l’Institut national des beaux-arts de Tétouan, Omayma El Guerssifi
Ce prix, qui consiste en un chèque de 50 000.00 Dirhams et une exposition sur les cimaises de la salle « Diwan Al Majalis », sera remis à l’artiste en présence de la presse et des responsables des deux institutions.
A cette occasion, l’artiste pourra présenter son travail et répondre aux questions des journalises et du public.
Avant le vernissage, la Présidente de la FFB Mme Rajae Benchemsi, exposera les objectifs de la politique socio-éducative de la Fondation Farid Belkahia.