La Fondation Farid Belkahia | FFB
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MARRAKECH: 10 MUSÉES INCONTOURNABLES QUI FONT RAYONNER LE MAROC DANS LE MONDE

© Copyright : DR
A travers les siècles, Marrakech s’est imposée comme le haut lieu de la culture et de l’art au Maroc. De nos jours, musées, galeries et centres d’art foisonnent dans la ville ocre. Zoom sur 10 musées de prestige qui font briller la perle du sud à travers le monde.

1. Le Musée Farid Belkahia

Le Musée Farid Belkahia, créé en 2016 par la fondation éponyme, est une adresse incontournable de la ville ocre. C’est dans ce haut lieu de l’art contemporain, niché dans la palmeraie marrakechi, que l’on découvre au gré des expositions, les différentes périodes et influences artistiques ayant marqué l’oeuvre de Farid Belkahia, l’un des artistes-peintres les plus importants du continent et du monde arabe.

Une escale culturelle qui permet ainsi de mieux appréhender les nombreuses expressions artistiques de cet artiste majeur et de découvrir la variété des supports et matériaux utilisés au cours de sa longue carrière. Enfin, et par dessus tout, ce musée incarne aussi la volonté de Belkahia de partager son legs artistique avec les générations futures. Dirigé avec abnégation et professionnalisme par l’écrivaine Rajae Benchemsi, ce musée est une incontournable introduction à l’histoire de la peinture moderne au Maroc.

Par Zineb Inbnouzahir (source Le360)

FARID BELKAHIA ET L’ECOLE DES BEAUX-ARTS DE CASABLANCA

Objet de l’exposition :
Cette exposition propose de mettre en lumière une période cruciale dans le parcours de Farid Belkahia et sa quête d’une modernité artistique au Maroc. Celle où il assura la direction de l’École des beaux-arts de Casablanca de 1962 à 1974 et la transformera en un incubateur d’idées pour faire émerger une création artistique moderne ancrée dans la culture locale et émancipée des pratiques artistiques académiques. Une expérience qu’il a menée avec l’appui et l’implication active de ses compagnons de route, à savoir les deux artistes Mohamed Melehi et Mohamed Chabaa, l’historienne d’art Toni Marini et l’anthropologue Bert Flint. Ensemble, ils vont initier une pédagogie novatrice faite d’expérimentation, de recherche et de publication.
Comme l’a écrit Toni Marini : « Pour comprendre l’œuvre de Farid, il faut se rappeler ce que signifièrent pour lui cette période de bouillonnement et de renouveau artistique et les débats animés entre artistes sur ce qui pouvait être un art à la fois national et international, marocain et universel.
Parcours de l’exposition
Le parcours de cette exposition donnera à voir, pour la première fois, les œuvres de Farid Belkahia réalisées sur le cuivre, matériau fortement utilisé dans les arts traditionnels qu’il a adopté après avoir abandonné, en 1962 , la pratique de la peinture de chevalet. Les œuvres de sa période expressionniste seront gravées ou exécutées en bas-relief sur des plaques de cuivre et font apparaître une transition progressive d’une pratique artistique précédente vers ce nouveau support qu’il s’est réapproprié et a mis au service d’une création contemporaine.
Seront présentées également les œuvres des années 1960 et 1970 de ses amis et complices Mohamed Melehi et Mohamed Chabaa, ainsi que celles de Mohamed Hamidi, Romain Atala, Mustapha Hafid. Viendront compléter ce parcours les œuvres de leurs disciples Malika Agueznay, Abdallah El Hariri, Abdelkrim Ghattas et Houssein Miloudi.
Enfin, pour évoquer le contexte historique de cette expérience seront exposés les documents d’archive, l’iconographie et les publications de l’époque.
Un catalogue de l’exposition sera également publié à cette occasion.
Date et lieu de l’exposition
Lieu : Musée Mathaf Farid Belkahia
Date : du 21 décembre 2018 au 31 mars 2019

Date et lieu de la conférence

Lieu : salle de conférence de la Fondation Farid Belkahia « Diwân al-Majâlis »
Date : 21 décembre 2018

BIBLIOTHEQUE FARID BELKAHIA

La Fondation Farid Belkahia a le plaisir de vous annoncer l’ouverture de la bibliothèque personnelle de l’artiste Farid Belkahia, composée de nombreux ouvrages qui témoignent de ses divers centres d’intérêt. La bibliothèque est désormais accessible aux chercheurs spécialisés dans le domaine de l’art.

AFTERMOVIE CARTE BLANCHE À MOHAMED EL BAZ

CARTE BLANCHE À MOHAMED EL BAZ

La Fondation Farid Belkahia laisse carte blanche à l’artiste Mohamed El Baz
Du 20 octobre au 17 novembre 2018.

Dans le cadre de sa programmation annuelle, la Fondation Farid Belkahia s’ouvre à l’art contemporain en invitant un artiste confirmé à dialoguer avec les œuvres du plasticien décédé.
Pour sa première édition, La Fondation Farid Belkahia laisse carte blanche à l’artiste Mohamed El Baz, qui investit aussi bien le musée Mathaf Farid Belkahia que le jardin et la salle de conférences en y installant ses œuvres polymorphes conçues spécialement pour cet événement.
El Baz met en place dans ces trois espaces des installations qui tissent une subtile complicité avec l’œuvre de Farid Belkahia.
Dans le jardin de la fondation, El Baz installe L’Arbre techno, une sculpture métallique monumentale sur une colline artificielle qui résonne avec la nature environnante et les arbres si chers à Farid Belkahia et souvent inspirateurs de son oeuvre.
La salle de conférences « Diwan Al Majalis » est quant à elle transformée en « une classe morte », une installation immersive, visuelle et sonore que des voix d’enfants enregistrées dans la classe de l’artiste Mbarek Bouhchichi dans le collège où il enseigne à Tahanaout parviennent à animer. Un clin d’œil au souci de la transmission du savoir et du savoir-faire qui ont occupé et préoccupé l’esprit du défunt artiste durant son existence.
Enfin, à l’entrée du musée trône le portrait de Farid Belkahia en feu conforme aux séries d’images en flammes que réalise Mohamed El Baz. Sur le sol du musée est étalée une grande carte du Maroc en puzzle. Cette dernière en relief est plantée de couteaux à certains endroits. Une évocation d’une passion qu’a Belkahia pour sa culture et un regard lucide qu’il porte sur son pays.
Dans cette confrontation artistique, Mohamed El Baz a réussi à dialoguer finement avec l’œuvre de Farid Belkahia tout en continuant à développer son œuvre, sans cesse réinventée par l’apport de nouveaux défis.

Mohamed El Baz est l’un des rares artistes de sa génération ayant une solide culture visuelle et une maturité artistique reflétant son cheminement intellectuel, ancré dans le monde qui l’entoure. Issu de la diaspora franco-marocaine et vivant entre Casablanca et Lille, Mohamed El Baz, par sa présence sur l’interface des cultures, a contribué à l’évolution des pratiques artistiques dans la génération émergente d’artistes marocains.

Mohamed El Baz est diplômé de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris- Cergy et de l’Institut des hautes études en arts plastiques. Depuis 1993, son travail se développe sous le titre générique « Bricoler l’incurable ». Chaque projet est un fragment d’un ensemble en devenir. Mohamed El Baz utilise photos, vidéos, objets pour ses installations qu’il organise selon le moment, l’espace, le contexte. De détail en détail, les projets s’élaborent au fur et à mesure, comme en attente de rassemblement. L’artiste a conscience que l’on ne peut avoir une appréhension globale et unitaire des choses. Pour lui, les diverses déclinaisons de l’œuvre « Bricoler l’incurable » sont une sorte d’identité en construction par un perpétuel travail sur soi-même et en rapport au monde.

Farid Belkahia : l’intuition créatrice

« Farid Belkahia : L’intuition créatrice » par Rajae Benchemsi. Editions Marsam, Rabat, 2012. 47 pages + 31 illustrations.
De la genèse de l’art a la genese de l’œuvre de Farid Belkahia, Rajae Benchemsi , à travers une réflexion philosophique retrace les diverses expériences de l’artiste .
De sa période expressionniste a son travail sur le cuivre et la peau, elle interroge les enjeux de cette œuvre dont l’axe est la mémoire dans son rapport à la tradition et à la modernité .