La Fondation Farid Belkahia | FFB
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Farid Belkahia ou l’art en liberté

« Farid Belkahia ou l’art en liberté ». Fondation Farid Belkahia et Editions Skira, Paris, 2018. Edition bilingue français-anglais, 208 pages.
Farid Belkahia (1934-2014), considéré comme l’un des fondateurs de l’art contemporain au Maroc, a mené dès les années soixante une recherche artistique aux expressions multiples et un travail de réflexion fondamental sur les nouvelles voies d’accès à la modernité. Il a creusé durant plus de soixante ans un sillon artistique ponctué de ruptures, de défis et de renouvellements audacieux. Préconisant une liberté de créer en perpétuelle reconquête, il élabore une œuvre en résonance avec son environnement naturel et culturel. Ce livre collectif est réalisé à l’initiative de la Fondation Farid Belkahia créée par Rajae Benchemsi, l’épouse de l’artiste, pour perpétuer son œuvre et sa mémoire. Il réunit les contributions des participants au colloque international qui s’est tenu à Marrakech au Maroc, à l’occasion de l’inauguration de cette fondation et de son musée en 2016. Prétexte à une confrontation de regards autour de Farid Belkahia et de son œuvre, cet ouvrage prouve que cet artiste a désormais droit de cité dans le nouveau récit de la modernité qui reste à écrire.

Farid Belkahia : L’Entre-Monde ou la symbolique de l’arbre

« Farid Belkahia : L’Entre-Monde ou la symbolique de l’arbre ». Fondation Farid Belkahia, Casablanca, 2017. Edition bilingue français-anglais, 200 pages.
Ecologiste avant la lettre, Farid Belkahia, dès le milieu des années soixante, rompt avec la peinture à l’huile et ne travaille plus qu’avec des pigments naturels sur des matériaux fortement utilisés dans les arts traditionnels, le cuivre et la peau. En outre il n’abandonnera jamais le papier, constant tout au long de sa vie, et qui sera un support privilégié pour interroger l’arbre, tant dans sa dimension réelle que symbolique. La thématique de l’arbre apparaît chez Farid Belkahia dès la période expressionniste, s’étalant de 1953 à 1963. En 1961, à la suite d’un égarement dans une forêt des Tatras, il peint une série de forêts. Il ne cessera, depuis, de réaliser des œuvres sur l’arbre dans les divers matériaux qu’il explorera ; le cuivre et la peau mais aussi l’acier Corten et le plâtre. La présente monographie montre l’intérêt que l’artiste portait à l’arbre et permet une ample compréhension sur sa dimension symbolique et spirituelle.

Farid Belkahia

« Farid Belkahia » par Rajae Benchemsi. Editions Skira, Paris, 2013. Edition bilingue français-anglais, 208 pages.
Figure emblématique de l’art contemporain au Maroc, Farid Belkahia a mené dès les années soixante une expérience artistique fondamentale et un travail de réflexion approfondi sur les nouvelles voies d’accès à la modernité. Il décide d’abandonner la pratique de la peinture de chevalet en 1965 et élabore une œuvre originale qui s’articule autour d’une interrogation sur son identité et son rapport à “l’autre”. Il revisite la mémoire du patrimoine marocain et de ses traditions artisanales et explore les potentialités de ses savoir-faire. Il commence par l’expérimentation de nouveaux supports comme le cuivre, qu’il martèle, brûle, oxyde, découpe et froisse jusqu’à en faire jaillir d’emblématiques empreintes, des compositions en bas-reliefs ondulés, souples et rythmés. Farid Belkahia opte ensuite en 1974 pour le travail sur la peau d’agneau qu’il tanne. Assouplit. Affine tel un parchemin qu’il étire sur des fonds de bois aux découpes totémiques. Elle devient le réceptacle où vient s’inscrire un langage plastique, sexuel, métaphysique et rituel du corps, oublié ou censuré, et que Belkahia replace dans une problématique contemporaine. L’auteur Rajae Benchemsi se livre dans cette monographie à une analyse subtile du cheminement de l’artiste et des mobiles et destinées de ses créations. Elle y révèle son univers aussi bien contextuel qu’intime et met en relief les contours d’une œuvre personnelle qui s’est toujours tenue éloignée des systèmes unificateurs. Cette œuvre singulière, qui affirme la puissance du mythe et de l’imaginaire, nous rappelle que la modernité est multiple et que la création est avant tout un langage individuel et un acte de liberté.

Farid Belkahia

« Farid Belkahia » par Rajae Benchemsi, préface de Jean-Hubert Martin. Editions Venise Cadre, Casablanca, 2010. Edition bilingue français-anglais, 200 pages.
Le livre regroupe l’œuvre de l’artiste, son parcours artistique et un clin d’œil à sa biographie. Préfacé par Jean Hubert Martin, conservateur général du patrimoine de France, l’ouvrage est un véritable hymne à la peinture marocaine. Les textes de Rajaâ Benchemsi permettent aux professionnels, mais aussi aux néophytes de découvrir une œuvre exceptionnelle. Son originalité réside dans une approche qui puise dans ce qui est authentique et naturel, une manière d’appuyer sa différence. Henné, cuir, référents du terroir, donnent à l’œuvre un cachet particulier « A la toile il substitue la peau d’agneau, s’inspirant de l’artisanat marocain, Il trouve ses références dans la céramique et le zellige. Les matériaux portent en eux leur mémoire et réveillent des émotions épidermiques pour qui sait pénétrer dans une culture fut-elle étrangère », écrit jean Hubert Martin, conservateur général du patrimoine de France, dans la préface du livre. En effet, « l’œuvre de Farid Belakahia est un des rares exemples de réussite où la fécondation de la culture traditionnelle a fait germer l’invention de nouvelles images enracinées dans notre réalité globalisante » Outre une technicité et des référents particuliers, Farid Belkahia a su incontestablement élever son art grâce à une longue expérience, entamée depuis son jeune âge. C’est dans l’atelier de Olek Teslar, un ami de son père que Farid Belkahia fera son apprentissage de la peinture. Dès l’âge de 15 ans, l’artiste produit ses premières toiles, qui vont constituer la trame de sa période expressionniste. De Paris à Prague, l’artiste a développé une approche picturale qui se veut en rupture avec les tendances de l’époque. Au fil du temps, son œuvre sera ponctuée par une série de questionnement s’articulant tous, d’une manière ou d’une autre, autour de la mémoire. Les travaux de Belkahia mettent en relief « un langage de l’évidence qui vient à la rencontre d’une mémoire lointaine et qu’il reconnaît. C’est là, dans ce sillage que le travail de Belkahia est à déchiffrer dans une acceptation métaphysique ». Ses œuvres convoquent des écritures anciennes qui se dévoilent comme des miroirs de la mémoire. Enfin Farid Belkahia est non seulement un artiste peintre, mais un chercheur qui sillonne le monde tentant d’apporter des réponses à un certain nombre de questionnements, à travers la découverte de diverses civilisations, cultures et ethnies.

PREMIER PRIX FARID BELKAHIA POUR L’AIDE À LA JEUNE PEINTURE MAROCAINE

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Dans le cadre de son programme socio-éducatif, en collaboration avec son partenaire officiel, « le groupe OCP », la Fondation Farid Belkahia décernera le 15 septembre 2018 le « Prix Farid Belkahia » pour encourager la jeune peinture marocaine et susciter l’intérêt des jeunes pour la peinture et l’art contemporain.
Pour cette première édition, les membres du comité scientifique de la FFB, Jean Hubert Martin, Brahim Alaoui et Rajae Benchemsi, après examen de plusieurs dossiers émanant des lauréats des écoles des beaux-arts de Casablanca et de Tétouan ont décidé, d’un commun accord, d’attribuer ce premier « Prix Farid Belkahia » à la jeune lauréate de l’Institut national des beaux-arts de Tétouan, Omayma El Guerssifi
Ce prix, qui consiste en un chèque de 50 000.00 Dirhams et une exposition sur les cimaises de la salle « Diwan Al Majalis », sera remis à l’artiste en présence de la presse et des responsables des deux institutions.
A cette occasion, l’artiste pourra présenter son travail et répondre aux questions des journalises et du public.
Avant le vernissage, la Présidente de la FFB Mme Rajae Benchemsi, exposera les objectifs de la politique socio-éducative de la Fondation Farid Belkahia.

LES ARTS ISLAMIQUES ET L’ADAB DANS LA TRADITION SOUFIE

A l’occasion du mois sacré de Ramadan, la Fondation Farid Belkahia organise le samedi 26 mai 2018 dans la salle de conférences Diwan al Majalis, une conférence-débat sur le rôle majeur de l’Adab et des Arts islamiques dans la tradition Soufie.
De grands spécialistes, Abdelilah Benarafa et Thami Harrak y aborderont la tradition littéraire dans le tasawwuf, Jaafar Kansoussi et Muhammad Vâlsan interviendront sur l’architecture et les arts du livre.
Cette conférence sera suivie d’un concert de Samaa avec le Groupe Thami Harrak.

DEUX NOUVELLES PUBLICATIONS DE LA FFB

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
La Fondation Farid Belkahia en collaboration avec son partenaire officiel le Groupe OCP, organise la signature de ses deux dernières publications (bilingue français-anglais) :

Farid Belkahia ou l’art en liberté en coédition avec les éditions Skira Paris qui reprend les interventions du colloque « Farid Belkahia dans l’histoire de l’art et les musées : état des lieux et perspectives », organisé à l’occasion de l’inauguration de la Fondation et du Musée Mathaf Farid Belkahia.

Auteurs
– Brahim Alaoui : Historien d’art et commissaire d’expositions
– Jean-Hubert Martin : Historien d’art et commissaire d’expositions
– Michel Gauthier : Conservateur au Centre Pompidou
– Morad Montazami : Conservateur à la Tate Modern Gallery de Londres
– Moulim El Aroussi : Philosophe, écrivain et conservateur
– Toni Maraini : Ecrivain, poète, essayiste, critique et historienne de l’art
– Hamid Triki : Historien
– Rajae Benchemsi : Poétesse, romancière, écrivain et critique d’art

Farid Belkahia : L’Entre-Monde ou la symbolique de l’arbre, édité par la Fondation Farid Belkahia. À l’occasion de la COP22 deux expositions sur la thématique de l’arbre dans l’œuvre de Farid Belkahia ont été organisées au Musée Mathaf Farid Belkahia afin de témoigner de l’importance de cette thématique et de la notion d’environnement chez cet artiste et ce depuis les années soixante.
Cette publication reprend les interventions de la conférence organisée à cet effet « L’Entre-monde ou la symbolique de l’arbre chez Farid Belkahia ».

Auteurs
– Brahim Alaoui : Historien d’art et commissaire d’expositions
– Rajae Benchemsi : Poétesse, romancière, écrivain et critique d’art
– Alexandre Kazerouni : Politologue spécialisé sur le monde musulman contemporain
– Farid Zahi : Ecrivain
– Mostafa Nissabouri : Ecrivain
– Muhammad Vâlsan : Ecrivain

Cette signature aura lieu le samedi 07 avril 2018 à 16H à la salle de conférence « Diwan al Majalis » de la Fondation Farid Belkahia en présence de certains de ces auteurs.

ŒUVRES GRAPHIQUES DE FARID BELKAHIA estampes, gravures, lithographies, sérigraphies

Farid Belkahia, curieux de toutes les matières, expérimente dès les années 60 toutes les techniques d’estampes. Il travaille très tôt avec l’atelier Michel Cassé puis Bordas. Il explore aussi l’impression numérique d’art, d’abord à Madrid en 2010, puis à Paris en 2013 un an avant son décès.
La Fondation Farid Belkahia organise du 10 janvier au 10 juillet une exposition des œuvres graphiques de l’artiste au Musée Mathaf Farid Belkahia.

L’ENTRE-MONDE OU LA SYMBOLIQUE DE L’ARBRE CHEZ FARID BELKAHIA

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Pionnier de l’art contemporain et moderne du Maroc, Farid Belkahia, devient très tôt et avec engagement, un ambassadeur de la continuité artistique du Maroc, en faisant du rapport entre la tradition vivante et la modernité, son axe de pensée.
Sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, la Fondation Farid Belkahia, créée en mars 2015, a été inaugurée le 12 février 2016.
Située au nord de la Palmeraie de Marrakech, au milieu d’une végétation luxuriante, la Fondation Farid Belkahia donne enfin la possibilité de suivre le parcours, d’une carrière de plus de soixante ans, d’un artiste aujourd’hui représenté dans de nombreux musées, nationaux et internationaux, ainsi que dans de nombreuses collections et fondations privées.
Elle compte parmi ses membres des historiens d’art, des chercheurs et commissaires d’expositions internationaux. Elle a pour but principal le rayonnement de l’œuvre de l’artiste. Elle se propose d’octroyer des bourses de recherches ou d’appui aux travaux des jeunes créateurs ou de critiques d’art en mettant à leur disposition un pavillon au sein de la fondation, la bibliothèque personnelle de l’artiste ainsi que des documents. Par ailleurs un prix d’excellence, Farid Belkahia, sera décerné chaque année à un artisan, en hommage à l’intérêt capital qu’il portait aux arts traditionnels.
Le Musée Mathaf Farid Belkahia, inauguré à la même date, a été créé afin de permettre une visibilité de l’œuvre en se dotant d’une salle d’exposition permanente, d’une salle pour les expositions temporaires avec des accrochages renouvelés tous les six mois ainsi que d’une galerie de photographies.
Une rotonde art déco, « Le Diwan al Majalis », située au cœur du jardin, a été conçue pour accueillir les colloques, les conférences ainsi que des concerts de musique.
La thématique de l’arbre dans l’œuvre de Farid Belkahia.
Ecologiste avant la lettre, Farid Belkahia rompt, dès les années 70, avec les produits chimiques et ne travaille plus qu’avec des pigments naturels et des minerais. Pour célébrer cet aspect de son travail, la Fondation Farid Belkahia a organisé une exposition, « L’Arbre à palabres », dans le cadre de la COP 22, le 9 novembre 2016.
Afin de mieux cerner cette thématique et permettre une plus grande lisibilité de l’intérêt que cet artiste portait à l’arbre et à la nature de manière générale, la Fondation Farid Belkahia, organise un nouvel accrochage le 13 mai 2017 avec une exposition, « L’Entre-monde », cette fois-ci consacrée tout particulièrement à la symbolique de l’arbre dans son rapport à l’homme et aux signes universels et une table ronde sur ce sujet dans le « Diwan al Majalis.
Nous remercions nos partenaires officiels, le Ministère de la Culture et le Groupe OCP, engagé dans la promotion de l’art, de la culture et la valorisation du patrimoine.

Commissaires de l’exposition : – Brahim Alaoui
– Rajae Benchemsi

Intervenants :
Rajae Benchemsi, « L’arbre dans l’œuvre de Farid Belkahia ».
Mustapha Nissabouri, « La passion de l’arbre chez Farid Belkahia »
Alexandre Kazérouni, « L’animalité de l’arbre chez Farid Belkahia ».
Farid Zahi, « L’arbre imaginal propos sur Farid Belkahia »
Muhammad Vâlsan, « Le symbolisme de l’arbre »

Rajae Benchemsi, avril 2017

L’ARBRE A PALABRES

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

À l’occasion de la COP 22 à Marrakech, la Fondation Farid Belkahia organise à partir du 9 novembre 2016 à 18h au musée Mathaf Farid Belkahia, une exposition, « L’Arbre à Palabres », sur le thème de l’arbre dans l’œuvre de Farid Belkahia.
Ecologiste avant l’heure, Farid Belkahia, dès le début des années 70 abandonne la peinture à l’huile au profit de matériaux naturels et fortement utilisés dans les arts traditionnels, tels que le cuivre et la peau, qu’il traitera, de manière exclusive, avec des pigments naturels.
Fasciné par la nature, Farid Belkahia ne pouvait faire l’économie d’une thématique aussi fondamentale. L’arbre, toujours stylisé, épousera souvent la forme d’un carré, d’un triangle, d’une croix ou, plus fréquemment, d’un cercle.
Si c’est en 1963 que Farid Belkahia peint pour la première fois une forêt, il ne cessera plus jamais, tout au long de sa carrière de revenir sur la thématique de l’arbre qui fera l’objet d’études tant poétiques, que philosophiques et spirituelles. Sa rêverie de l’arbre l’entraînera dans une dynamique d’exploration où, d’étape en étape, il interrogera l’arbres dans toutes ses dimensions, réelles mais essentiellement symboliques.

Rajae Benchemsi
Présidente de la Fondation Farid Belkahia